Le thermomètre chute en Bretagne et les pare-brises givrent le matin. Si vous habitez Rennes, Dinan ou Saint-Malo, vous connaissez ce climat particulier : une humidité ambiante élevée suivie de gelées nocturnes.
C’est le pire ennemi de vos menuiseries.
Ce matin, en voulant aérer, vous avez peut-être senti une résistance. Votre fenêtre semblait « collée » au dormant. Attention : le premier réflexe est souvent de forcer la poignée. C’est précisément l’erreur qui peut transformer un simple givre en une réparation coûteuse de plusieurs centaines d’euros.
Chez Artimob Menuiserie, nous préférons prévenir que guérir. Voici notre conseil d’expert pour passer l’hiver sereinement, sans abîmer vos joints d’étanchéité.
Pourquoi vos fenêtres collent-elles quand il gèle ?
Ce n’est pas un défaut de votre fenêtre, c’est de la physique. L’air humide de notre région se condense sur les parties froides. Cette fine pellicule d’eau se loge entre l’ouvrant (la partie qui bouge) et le dormant (le cadre fixe).
Lorsque la température passe sous zéro, cette eau gèle et « soude » les joints en caoutchouc sur les portes et fenêtres. Ce phénomène d’adhérence est fréquent sur les menuiseries anciennes. À noter que les nouvelles générations de fenêtres en aluminium à rupture de pont thermique limitent naturellement la condensation, réduisant ainsi le risque de gel des joints.
Le danger ? Si le joint est sec et poreux, il adhère à la glace. En ouvrant la fenêtre brusquement, vous risquez d’arracher le joint de sa gorge ou de créer des micro-déchirures invisibles à l’œil nu.
Résultat :
L’inconfort immédiat (L’effet « Paroi Froide ») : Même avec le chauffage allumé, vous sentirez un courant d’air désagréable sur la nuque ou les jambes si vous êtes près de la fenêtre.


L’humidité et les moisissures :
C’est le fléau en Bretagne. Si l’étanchéité n’est plus
parfaite, l’humidité extérieure pénètre. À terme, cela crée des taches noires (champignons) dans les angles des murs, ce qui est malsain pour les poumons, surtout dans les chambres d’enfants.
Le retour du bruit : L’air et le son passent par les mêmes endroits. Un joint abîmé, c’est le bruit de la rue qui recommence à vous réveiller.
La solution préventive : Le film protecteur au Silicone
Il ne s’agit pas d’un « remède de grand-mère », mais d’une procédure de maintenance technique que nous appliquons nous-mêmes. Pour éviter l’adhérence et nourrir le caoutchouc, il faut appliquer un lubrifiant spécifique.
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Ce qu’il vous faut :
- Un chiffon propre et doux (microfibre).
De la Graisse Silicone (disponible en magasin de bricolage).
⚠️ Important : N’utilisez pas de graisses épaisses ou de produits à base de pétrole agressifs qui pourraient « manger » le caoutchouc à long terme.
La procédure en 3 minutes (à faire avant la nuit) :
Nettoyez : Ouvrez la fenêtre et passez un chiffon sec sur les joints (noirs ou gris) du dormant et de l’ouvrant pour enlever la poussière et l’humidité.
Dosage précis : Ne pulvérisez pas le spray directement sur la fenêtre (vous risquez de tacher les murs ou le vitrage). Pulvérisez le silicone sur votre chiffon.
Appliquez : Passez le chiffon imprégné sur toute la longueur des joints en caoutchouc. Ils doivent devenir légèrement brillants, mais pas dégoulinants.
Ce film gras va créer une barrière hydrophobe : l’eau glissera dessus au lieu de geler à l’intérieur. De plus, cela redonne de la souplesse au joint pour une meilleure isolation phonique et thermique.
Pour une isolation thermique totale lors des nuits glaciales, pensez à fermer vos volets roulants (solaires ou électriques) dès la tombée de la nuit pour gagner jusqu’à 2°C à l’intérieur.
Et si ça coince déjà ? Les erreurs à éviter
Si vous lisez cet article trop tard et que votre fenêtre est déjà bloquée par le gel ce matin :
Ne forcez surtout pas sur la poignée (vous risquez de casser la crémone interne).
N’utilisez pas d’eau chaude (le choc thermique pourrait fissurer votre vitrage !).
La méthode douce : Utilisez un sèche-cheveux à température moyenne, en le gardant à 20-30 cm du cadre, et faites des mouvements de va-et-vient le long de l’ouverture pour faire fondre la glace doucement.
« J'ai fait l'entretien, mais je sens toujours de l'air froid... »
Vous avez nourri vos joints, mais vous sentez encore un courant d’air près de la fenêtre ? C’est le signe que le problème est structurel et non lié au gel.
Avec les années (et les variations de température en Bretagne), deux choses arrivent :
L’affaissement : L’ouvrant pèse lourd et peut se décaler de quelques millimètres. Les points de verrouillage ne serrent plus assez le joint.
L’usure définitive : Le joint est trop écrasé (« mort ») et ne reprend plus sa forme initiale.
Dans ce cas, le spray silicone ne suffira plus. Il faut procéder à un réglage de la compression des galets ou, dans les cas plus anciens, envisager une rénovation thermique.
Besoin d’un diagnostic honnête ?
Chez Artimob Menuiserie, nous ne poussons pas à la consommation. Parfois, un simple réglage pro suffit. Parfois, le remplacement est la seule option rentable pour votre confort.
Si vous avez un doute sur l’étanchéité de vos menuiseries à Rennes ou Saint-Malo et aux alentours, nos techniciens sont à votre disposition pour une vérification.
FAQ
À quelle fréquence faut-il graisser les joints en Bretagne ?
En Ille-et-Vilaine, à cause de l’humidité saline et des écarts de température, nous recommandons de le faire 2 fois par an : une fois en automne (avant les gelées) et une fois au printemps (pour nettoyer les pollens et poussières collés).
Mes joints sont noirs et laissent des traces, faut-il les changer ?
Si le joint déteint ou s’effrite au toucher, c’est qu’il est « cuit » (trop vieux). Le silicone ne suffira plus. Dans ce cas, l’étanchéité n’est plus assurée et il faut envisager le remplacement du joint ou de la fenêtre pour stopper les déperditions d’énergie.
